Sony revient sur le portable : un plan en deux temps avec Portal OLED en 2026 puis console autonome
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Sony revient sur le portable : un plan en deux temps avec Portal OLED en 2026 puis console autonome

Antharuu Antharuu
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Vous vous demandez peut-être si Sony est vraiment en train de préparer un retour “sérieux” sur le portable. Et la réponse, c’est oui… enfin, si les signaux et les rumeurs qui s’empilent disent vrai. Parce que là, on ne parle pas d’un accessoire de streaming façon PlayStation Portal (qui est pratique, mais clairement limité), on parle d’une console portable autonome, pensée comme une compagne de la future PS6. Accrochez-vous, on va voir ça ensemble (et vous allez comprendre pourquoi tout le monde surveille ce dossier de très près).


Un retour au portable… mais pas comme avant

Sony et le portable, c’est une histoire à la fois brillante et frustrante. La PSP, c’était un vrai carton. La PS Vita, c’était une super machine… mais abandonnée trop tôt (et beaucoup de joueurs l’ont encore en travers de la gorge).

Depuis, il y a eu un vide. Et dans ce vide, le marché a explosé : la Switch a tout changé, Steam Deck a montré que le PC portable, c’est viable, et Microsoft/Asus poussent des machines “Xbox-friendly”. Donc Sony, aujourd’hui, n’a plus vraiment le luxe de rester spectateur.

L’idée qui circule, c’est donc celle-ci : un handheld “PS6”, autonome, capable de faire tourner des jeux en local, et pas seulement via le cloud. C’est un gros changement, parce que le message implicite, c’est : “On revient pour de vrai.”


Portal vs handheld PS6 : c’est pareil ? Non, justement

Le point clé, c’est de bien distinguer deux approches (et c’est là que ça devient intéressant).

Le PlayStation Portal, c’est du remote play : votre PS5 fait tourner le jeu, et le Portal affiche le flux (en gros). Le futur handheld PS6, lui, serait une console complète, avec son propre processeur, son GPU, sa mémoire… bref, de quoi lancer des jeux sans dépendre d’une connexion.

Et ça, c’est un détail qui n’en est pas un. Parce que le cloud, c’est top… mais ce n’est pas toujours fiable (Wi‑Fi moyen, latence, déplacements, partage de réseau, etc.). Le local, c’est plus simple : vous lancez, ça tourne, point.


Le modèle “hybride” : c’est du Switch, mais à la sauce PlayStation

Ce que décrivent les fuites, c’est une approche qui sent le “hybride” : portable + dock. En clair, vous jouez en mode handheld, puis vous posez la machine sur un dock, et elle monte en puissance (fréquences plus hautes, meilleur rendu, expérience TV plus confortable).

C’est malin, parce que c’est exactement le genre d’usage qui a rendu la Switch incontournable. Ça répond aussi à une attente moderne : une console qui suit votre vie, pas l’inverse. Et surtout, ça permet de réduire les compromis : en portable, la contrainte, c’est la batterie et la chauffe ; docké, vous pouvez “débloquer” un peu plus.

Au passage, ça positionne Sony face à deux mondes : les handheld PC (Steam Deck, ROG Ally…) et Nintendo (Switch 2 et compagnie). C’est ambitieux, mais ce n’est pas incohérent.


Des specs qui visent l’efficacité (pas juste la brute)

Alors oui, les chiffres qui circulent sont à prendre avec prudence (on est sur de la rumeur), mais la direction technique racontée est cohérente : faire une machine performante, mais surtout efficace énergétiquement.

Dans les éléments évoqués, on retrouve notamment un CPU AMD Zen 6 en 3 nm avec une configuration hybride (l’idée de mixer des cœurs “gros” pour le jeu et des cœurs “petits” pour le système, très logique sur un appareil mobile), ainsi qu’un GPU RDNA 5 qui viserait l’équilibre plutôt que la démonstration de force. On parle aussi d’un objectif de consommation autour de 15 W en charge, point crucial pour l’autonomie, le bruit et la chauffe, avec des fréquences variables selon le mode (environ 1,2 GHz en portable et jusqu’à 1,65 GHz docké, ce qui colle parfaitement au concept “dock = marge”). Enfin, la partie mémoire ferait appel à de la LPDDR5X très rapide, avec une configuration large (un bus 192-bit est évoqué dans certaines rumeurs).

En clair, ce n’est pas “on veut la console la plus puissante du monde dans un écran 8 pouces”. C’est plutôt : on veut une console portable qui fait tourner des jeux PlayStation proprement, avec une autonomie correcte. Et ça, c’est plus difficile qu’il n’y paraît.


L’IA comme arme principale : c’est la vraie histoire derrière les specs

Là où ça devient franchement stratégique, c’est sur la partie IA. Parce qu’aujourd’hui, gagner en rendu, en fluidité et en netteté sans exploser la consommation, c’est souvent une histoire d’upscaling intelligent, de compression, d’optimisation pipeline… bref, de “trucs malins”.

Les rumeurs parlent d’un travail Sony + AMD autour de trois blocs techno : Neural Arrays, Radiance Cores et Universal Compression. Dit simplement, l’idée serait d’améliorer l’efficacité globale en “orchestrant” mieux les ressources (notamment côté GPU), d’avoir des unités plus dédiées pour certaines tâches lourdes comme le ray tracing, et d’optimiser la gestion/compression des données pour éviter de gaspiller de la bande passante et de l’énergie.

Vous voyez le concept : plutôt que de pousser 200 W comme une console de salon, on mise sur des techniques de rendu modernes. C’est “moins spectaculaire sur le papier”, mais en pratique, c’est souvent ce qui fait la différence entre une machine agréable… et une machine qui ventile comme un sèche-cheveux (pas si sûr que ce soit le rêve de qui que ce soit, on est d’accord).


Un plan en deux temps : Portal OLED d’abord, handheld autonome ensuite

Autre point important : Sony ne miserait pas tout sur un seul appareil. Et ça, c’est plutôt logique.

1) Une évolution du PlayStation Portal en 2026 (version OLED)

On parle d’une potentielle version “Pro”, avec écran OLED (8 pouces évoqués), une meilleure qualité d’image, mais un produit qui resterait orienté streaming/remote play. Ce serait un move assez simple : viser les joueurs déjà dans l’écosystème PS5, qui veulent du confort à la maison (canapé, lit, déplacements courts). C’est un marché réel, même si ce n’est pas la révolution.

2) Le handheld PS6 autonome pour 2027–2028

Lui, ce serait le “gros morceau” : une machine pensée pour le jeu en local, avec un positionnement next-gen, possiblement dockable, et conçue pour durer. En fait, ça ressemble de plus en plus à deux produits pour deux usages : le streaming premium d’un côté, le vrai portable console de l’autre. Et ça évite une erreur classique : vouloir un seul appareil qui fait tout, mais moyennement.


Pourquoi ça met la pression à Xbox/Asus (et même à Nintendo)

Côté Microsoft, l’approche semble plus “plateforme” : le Game Pass, le cloud, Windows, et des partenaires hardware (Asus & co). C’est puissant… mais c’est aussi moins intégré. Un appareil Windows handheld, c’est flexible, mais c’est parfois moins “console” dans l’ADN (ergonomie, optimisation, simplicité).

Sony, si ça se confirme, jouerait une autre carte : un hardware pensé pour PlayStation, un OS pensé console, des jeux optimisés, et un catalogue PlayStation comme argument massif (avec, idéalement, une rétrocompatibilité PS4/PS5).

Et Nintendo dans tout ça ? Le dockable, c’est clairement son territoire. Mais Sony peut viser une autre promesse : des gros jeux PlayStation en portable, avec un rendu “next-gen optimisé”, là où Nintendo mise souvent sur une approche plus stylisée et plus légère techniquement (ce qui marche très bien, au passage).


Le vrai défi : faire tourner des jeux PS5/PS6 sur une machine moins puissante (sans casser l’expérience)

C’est là que tout se joue, et c’est là que les détails comptent.

Si Sony veut une portable qui lance des jeux “PS5/PS6”, il faut des profils de performance adaptés, des modes basse consommation, des outils de dev (SDK) pour scaler proprement, et des compromis intelligents (résolution dynamique, upscaling IA, options graphiques, etc.).

Et justement, il se dit que Sony préparerait des modes basse puissance côté outils PS5, pour faciliter les portages/versions adaptées. Dit autrement : la stratégie ne serait pas juste “sortir un hardware”, mais préparer l’écosystème. Et ça, c’est plutôt bon signe (si c’est réel).


À quoi s’attendre sur le calendrier (et sur l’annonce)

Les fenêtres évoquées tournent autour de fin 2026 / début 2027 pour une officialisation possible, et 2027–2028 pour la sortie du handheld autonome.

Ça colle avec une transition next-gen où Sony pourrait vouloir occuper le terrain avant (ou pendant) l’arrivée d’une PS6 salon plus tardive que prévu. Et au passage, ça permettrait de “verrouiller” des usages : une console portable PlayStation, c’est un objet du quotidien, et ça fidélise fort (si l’expérience est bonne).


Ce qu’il faut retenir (sans se raconter d’histoires)

Oui, Sony semble préparer quelque chose de sérieux côté portable, et ce ne serait pas juste un Portal amélioré. L’approche “hybride dockable” paraît crédible (et très stratégique). L’IA/optimisation serait probablement le cœur de la proposition, parce que le portable, c’est une guerre d’efficacité. Et la bataille next-gen ne se jouera pas uniquement dans le salon : elle se jouera aussi dans le train, sur le canapé, et dans tous ces moments où on veut jouer “vite fait” (mais bien).

Et maintenant, la vraie question, c’est : Sony va-t-il réussir le plus dur… c’est-à-dire livrer une portable qui soit à la fois simple, puissante “comme il faut”, endurante, et avec des jeux qui suivent ? Parce que l’idée est excitante, oui. Mais l’exécution, c’est tout.

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